Édito 2020 - Cyber-communiquer

tbowan , aryliin

2 janvier 2020

Les fêtes de fin d’année, et la pause scolaire qui va avec sont une bonne occasion pour réfléchir à nos activités (plus ou moins) professionnelles. Aujourd’hui, nous avons choisi de partager notre vision de notre communication sur les réseaux.

Une nouvelle saison 2020 s’annonce, et avec elle, son cortège d’articles en tout genre. Pas uniquement ici bien sûr mais sur la toile toute entière : nous allons, tous, produire des contenus avec l’espoir d’apparaître sur les écrans des autres. C’est humain, c’est normal.

Mais le nombre appel le nombre. Pour être connu, il est communément conseillé de publier souvent. Et pour ne pas être submergé par la concurrence, il est tentant de publier encore et toujours plus. Jusqu’à saturation des récepteurs et au détriment de la qualité. Les réseaux sociaux accentuent volontairement cette tendance et si vous y attendez des contenus intéressants, vous êtes plus souvent submergés par l’avalanche de vide repartagé qu’en train de savourer un contenu intéressant et original.

Illustration de geralt

En tant que lecteur, vous pourriez vous abonner à des curateurs, sensés filtrer les contenus pour ne retenir que l’intéressant. Le problème, c’est que leur objectif n’est pas d’empêcher du vide de vous atteindre, mais d’exister dans le réseau, eu aussi. La curation se résumant alors souvent à se faire passer pour expert du domaine en republiant des contenus tiers et évitant ainsi l’effort lié à la production de contenus originaux.

Nous ne sommes pas sûr que cette stratégie de sur-communication soit efficace. Bien sûr on gagne en visibilité, mais pour quelle image de marque ? le public n’est pas dupe. Plus fondamentalement, en tant qu’auteurs, avons-nous vraiment envie de participer à tout ce bruit ? N’avons-nous pas mieux à faire ? Quelle est notre responsabilité sociale ? Ou tout simplement :

Comment cyber-communiquer ?

Divulgâchage : nous n’avons pas la solution magique alors nous allons vous partager notre vision et notre démarche. Rendez-vous l’année prochaine pour un bilan ?

Le message

Avant même de choisir les thèmes à aborder dans notre communication, il est important de savoir pourquoi nous communiquons. La réponse déterminera toute la stratégie de communication, du choix des thèmes aux médias utilisés.

Les plus cyniques pourraient se dire « pour la renommée », ou même « pour l’argent ». Pour être honnêtes avec vous, constater que nos contenus sont vu, partagés et appréciés nous fait vraiment du bien. C’est narcissique, c’est humain. De même, si nous pouvions vivre de notre site, on en serait ravi. Ce serait hypocrite de se voiler la face.

Si ce sont vos objectifs, vous devriez privilégier les contenus simples et universels pour toucher un large public et ceux générant de l’engagement pour gagner en visibilité. Une fois la renommée atteinte, vous pourrez monétiser votre audience via des sponsors ou des produits dérivés.

Démonter pour comprendre. Illustration de Free-Photos

Plus personnellement, nous avons créé, puis ressuscité le site des arsouyes pour donner du sens à notre vie en ayant un impact positif sur la société. Et pour ça, nous avons choisi de démystifier la sécurité informatique (au sens large).

« Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie. » Troisième loi de Clarke.

Nous sommes persuadés que le plus efficace, pour se protéger des risques informatiques, résister à la communication commerciale et autres manipulations, c’est encore de comprendre de quoi il ressort.

D’où notre ligne éditoriale qui n’a pas vraiment changé en (presque) 15 ans : démystifier en donnant du sens. Nous continuerons donc à vous parler, en vrac, de crypgographie, développement, réseaux, expertises judiciaires, vie privée, hacking, et autres sujets.

Les médias

De même que le fond participe aux objectifs, la forme doit concrétiser le fond tout en respectant vos valeurs. C’est en fonction de ce que vous avez à communiquer que vous devriez choisir vos médias et non l’inverse. Ceux-ci sont des outils, et devraient le rester, sans devenir des fins ou piloter vos vies.

Si vous voulez être riche et célèbre, vous avez donc choisi des sujets simples, universel et à tendance virale. Pour réaliser tout leur potentiel, ces contenus seront bien mieux mis en valeur sur des médias de masse prévus pour générer de l’engagement comme Youtube et Instagram.

Prendre son temps. Illustration de JillWellington

Même s’il est possible de communiquer sur notre sujet par images et vidéos (certains le font très bien), pour expliquer en prenant le temps d’aller au fond des choses, nous avons trouvé l’écrit plus adapté (ne serait-ce que pour les codes et les équations).

Mais là où un site internet est plus efficace d’après nous, c’est pour donner du sens en créant des liens entre les contenus. Les réseaux sociaux fournissent de la visibilité, ils sont conçus pour ça, mais ils échouent pour créer ces liens et donc donner du sens.

Pour être complet, nous préférons aussi héberger notre site web pour l’authenticité qu’il nous procure. Vous êtes ici chez nous (et pas chez eux) : nous pouvons donc maîtriser notre ligne éditoriale et l’ambiance du site pour être conforme à nos valeurs ; entre autres, sans publicités, sans algorithmes et sans traceurs.

Nous organisons donc notre communication en deux canaux :

  1. Notre blog pour y héberger nos articles de fond et autres how to, organisés par thèmes et reliés les uns aux autres pour vous permettre de naviguer ;
  2. Les réseaux sociaux pour annoncer la parution des articles, d’une certaine manière, nous les voyons comme des flux RSS alternatifs auxquels vous pouvez vous abonner et via lesquels vous pouvez nous contacter.

La fréquence

Maintenant que nous avons déterminé quoi communiquer et comment le faire, on va se poser la question de la quantité. Fonction, elle aussi des choix précédents.

Si vous privilégiez la visibilité, vous devriez publier souvent : 3 à 5 fois par jours sur twitter, 1 à 5 fois par jours sur facebook, deux fois par jours sur instagram, chaque jours ouvrable sur linkedin, 1 à 3 fois par semaine sur youtube,…

La fréquence donne la couleur. Illustration de Kaz

Vous vous en doutez, pour garantir une certaine qualité à nos articles, nous devons prendre du temps pour les construire. Temps qui vient en compétition avec nos autres activités :

Nous espérons continuer avec deux articles par semaine et en assumant des baisses à un par semaine si le temps nous manque.

Et après ?

Notre démarche est un pari : notre vision est-elle partagée et va-t-elle trouver son public ? Les premiers retours que nous avons eu confirment notre intuition mais seul l’avenir nous dira si nous avons fait les bons choix…