0x0a.04 - Et la suite ?

À son grand soulagement, Erin arriva grande dernière.

sick-street-photography @ pixabay
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— « On espérait bien te revoir, mais plus le temps passait, moins on avait d’espoirs, dit Cerise. Contente de te voir.

— Moi aussi. Ça fait longtemps que vous êtes là? demanda Erin.

— Suffisamment pour avoir le temps de s’inquiéter, répondit Cerise. Surtout que je ne t’ai pas vu de la soirée !

— J’ai semé un peu de désordre de l’autre côté du dôme, ça les a occupé et maintenu à l’écart pendant un moment. »

Erin leur raconta ce qu’elle avait fait, et comment elle avait évité qu’un groupe de surveillants ne les surprennent. De leur côté, tout s’était bien passé. La désactivation de la partie contrôle s’était déroulée sans problèmes.

Juste avant qu’elles reprennent le chemin du dôme France, Alexis posa la question qui était sur le bout des lèvres de tout le monde.

— « Et maintenant ? C’est quand qu’on s’en va ?

— Le plus rapidement possible. Mais pour ça, il faut qu’on sache comment désactiver la barrière électrifiée, et qu’on en sache un peu plus sur les patrouilles, répondit Erin. Sans ça, on risque de ne pas réussir à sortir.

— Pour les patrouilles, j’ai peut-être une petite idée, répondit Alexis. Je fais régulièrement du jogging, et c’est souvent que je croise les gardes en train de faire leur tour de ronde au pas de course. Peut-être qu’avec un peu de persuasion, je pourrais me joindre à eux pendant qu’ils courent. Et du coup, je pourrais noter où il passent et à quelle heure.

— Super idée ! dit Cerise.

— Oui, mais surtout, ne prends pas de risques, enchérit Erin.

— Oui, pas de problèmes. S’ils sont pas d’accord, j’insiste pas. Mais, ils sont humains, je vois pas pourquoi ils refuseraient. »

Sur ce, les filles laissèrent les autres étudiants dans la forêt. Ils allaient essayer de prendre du repos, avant de retourner dans leurs chambres lorsque le jour serait levé. Mais elles devaient se dépêcher de rejoindre la leur.

— « Tu as pris des risques pour nous ce soir, dit finalement Cerise.

— Tu en aurais fait de même, répondit Erin.

— Peut-être… Je ne sais pas.

— Je suis sûre que si. Bon, maintenant que pour eux, c’est bon, il faut penser à la suite. Il ne nous reste plus beaucoup de temps. M. Garceau en a toujours après moi, et je suppose qu’il compte les jours avant que mon implant me fasse basculer. Si cela n’arrive pas bientôt, il va m’envoyer à hôpital et ils se rendront compte qu’il y a un problème.

— Oui. Il faut qu’on contacte Kwier, et qu’on voit s’il a pu définir ce qu’on fait et où on doit passer pour la suite.

— Oui. Et si on faisait ça tout de suite avant le début des cours ? » répondit Erin.