0x12.01 - Manque de chance ?

Erin, Cerise et Quentin n’avaient pas eu de chance. La probabilité de faire du stop et de tomber sur quelqu’un qui les reconnaîtrait était vraiment faible. Surtout qu’ils avaient fait attention…

Engin_Akyurt @ pixabay
Engin_Akyurt @ pixabay

Ils n’avaient fait du stop que sur des petites routes peu passantes. Un seul se montrait à la fois. Et quand le véhicule s’arrêtait, les autres sortaient de leur cachette.

Toujours est-il qu’ils étaient à présent dans le pétrin.

Ils avaient rencontré une personne qui leur avait semblé sympathique. Il n’avait pas spécialement tiqué lorsque les deux autres étaient sortis des fourrés, une fois le véhicule arrêté. Ils avaient même sympathisé pendant une partie du trajet.

Cette personne les avait mis en confiance, et ils avaient relâchés leur vigilance. Ils ne s’étaient donc pas rendu compte qu’ils rebroussaient chemin. Et lorsqu’ils s’aperçurent qu’il y avait un problème, c’était déjà trop tard… Ils avaient été amené à l’entré d’un des dépôts de l’Académie.

Ils comprirent alors que cette personne savait depuis le début qui ils étaient, et qu’il comptait les laisser là pour toucher une prime. Erin avait tenté de sauter de la portière, la voiture en marche, mais en moins de deux, les vigiles l’avaient attrapé et elle avait juste réussi à se faire mal. Cerise, elle, s’était assoupie et n’avait rien vu venir.

Depuis, personne ne leur avait parlé. Ils avaient été enfermés dans un bureau et attendaient là qu’on vienne les chercher.

— « Ça peut pas se finir comme ça ! dit Cerise. Tout ça pour se retrouver bloqué ici.

— Oui. C’est assez déprimant, lui dit Quentin.

— Si j’attrape ce mec, il va passer un sale quart d’heure, dit Cerise.

— En même temps, il ne sait peut-être pas ce que c’est que l’Académie. Il n’a fait que ce qu’il pensait être juste, puisque nous sommes censés être de «dangereux criminels», répondit Erin.

— Enfin, moi, si on me signalait des fugitifs, c’est pas à une société privée que je les amènerais, mais à la police.

— Moi, perso, je suis bien contente qu’il se soit contenté de nous amener ici, et pas à la police… Ça serait sûrement plus difficile de fausser compagnie à des policiers. Et puis, tu sais bien qu’on peut pas non plus faire confiance à la police. On ne sait pas à quel point l’Académie a le bras long…

— Peut-être… Enfin le mec, il savait bien que c’était pas clair, sinon, c’est pas ici qu’il nous aurait amené. Il nous a juste vendu pour de l’argent, ajouta Quentin.

— Oui, sûrement. Mais en même temps, savoir s’il avait des raisons légitimes ou non de nous amener là ne nous aidera pas à sortir… », répondit Erin en inspectant la porte.

— « T’embête pas. J’ai déjà regardé. Ils nous ont enfermés dans un bureau fermé électroniquement. Y a pas de serrure, on peut pas sortir de là, lui dit Quentin.

— On fait quoi alors, demanda Erin. On attend bêtement d’être renvoyés là-bas ? Enfin, ça c’est dans le meilleur des cas… Je sais même pas ce qu’ils comptent faire de nous en fait…

— Je sais pas trop.

— Tu es bien défaitiste, Quentin, dit Cerise.

— Mouais. Je ne supporte pas de rester enfermer. Et puis, on a aucun matériel. On pourrait tenter quelque chose sur le système de fermeture de la porte, mais on a rien comme matos. On a même pas un tournevis pour ouvrir le panneau de contrôle, même s’il avait été de ce côté. Et puis, le PC derrière nous à l’air d’un vieux clou…

— Doit bien y avoir quelque chose qui peut nous aider là-dedans, dit Erin en montrant le bureau. Ils l’ont pas vidé avant de nous enfermer dedans. Peut-être qu’il peut y avoir quelque chose d’utile.

— OK, ça coûte rien d’essayer. De toute façon, on n’a rien de mieux à faire, finit par dire Quentin. »