Singularité, Merveille

Merveille conclut en fanfare la trilogie de Robert J. Sawyer commencée avec Éveil et poursuivie avec Veille.

Webmind, l'Intelligence Artificielle qui a émergé sur la Toile à la suite de circonstances très singulières, menace-t-elle l'humanité comme le croît le colonel Hume, du programme Watch, qui a juré de la détruire ?

Ou bien l'apparition de cette entité aux pouvoirs quasi divins est-elle une chance extraordinaire pour l'humanité, comme le pense Caitlin Dexter, la jeune ex-aveugle dont la prothèse a tout permis ?

Quel rôle jouera le grand singe Chobo, l'autre intelligence non humaine de la planète, dans l'effort de Webmind pour convaincre les humains de ses bonnes intentions ?

La réponse se trouve-t-elle en Chine ?

Par Robert James SAWYER, traduit par Patric DUSSOULIER, paru chez Robert LAFFONT (collection Ailleurs et demain) en 2011, ISBN 978-2-221-12425-3.

L'avis des arsouyes

😒 tbowan

Comme ses prédécesseurs, ce livre est facile à lire et aborde la dernière question... Et après ? Ce livre aborde donc les interactions entre cette intelligence omnipotente et la population.

Le fantasme de la surveillance généralisée évitant les crimes tourne ici à plein régime. Ses dérives étant évitée par le caractère fondamentalement bon de l'IA, concrétisation du despote éclairé idéal.

La bonté de l'IA étant justifiée encore une fois par la théorie des jeux mais aussi, nouveauté, par son intelligence supérieure qui lui permet d'appréhender ces concepts. Angle fallacieux car autant j'avais apprécier l'originalité dans le précédent autant je trouve celui-ci un brin suprémaciste.

J'ai été fortement déçu du retour des quêtes annexes. Elles n'apportent rien de nouveau, si ce ne sont des pages de texte. Trop nombreuses, elles noient les vrais sujets abordés par cet épilogue qui aurait mérité d'être intégré au précédent.

😒 aryliin

Et on repart sur un rythme lent, avec le retour des intrigues secondaires qui ralentissent l'histoire.

Le livre est trop centré d’un point de vue occidento/américain, où la Chine est présenté comme le mal absolu et les USA comme le summum de la démocratie.

La surveillance exercée par le gouvernement chinois sur ses citoyens est condamné par l’auteur. Mais ce que propose l'auteur est du même acabit : une surveillance générale et universelle de l'intégralité des échanges mondiaux par Webmind.

Sous couvert de bienfaisance, l'auteur excuse la surveillance à outrance et la prise de pouvoir. Les personnages du livres vendent leur âme et cela ne semble pas leur poser de problèmes.

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