Prélude en Ut Majeur

Jean Sébastien Bach

Prélude en ut majeur (BWV 846) de Jean Sébastien Bach.

Le prélude, tout en arpège, permet de fournir, à des fins expressives, un son continu sur un instrument à cordes. C'est l'expressivité du style brisé des clavecinistes français du XVIIe siècle. Mais si la mélodie portait le principal de l'expression, ici, chez Bach, n'y a pas de mélodie individuelle affirmée, mais une structure harmonique — telles les dissonances des accords de septième (mesures 8 et 16) qui ont une fonction structurelle, en donnant l'impulsion au changement de tonalité. Sous ces accords arpégés, Bach cache une harmonie à cinq voix, dans laquelle chaque cellule de quatre mesures constitue une séquence, sauf mesure 21–22 où lors d'un passage chromatique, Bach ramasse à trois mesures la séquence. Schwencke, surpris de cette anomalie métrique, a rajouté une mesure, publiée par une lignée d'éditions au XIXe siècle. Wikipedia.

Piano